FOCUS CLIENT
MUSÉE DE L’ARMÉE

Aider les conservateurs
du musée à prendre la
parole avec plaisir

Trois questions à Charlotte Picot, directeur de la communication, musée de l’Armée.

À QUI LA FORMATION PRISE DE LA PAROLE EST-ELLE DESTINÉE?

Elle s’adresse aux conservateurs du musée. Un public de
passionnés, extrêmement pointus sur leurs sujets, mais pas
toujours à l’aise quand il s’agit de parler face caméra. Quand je
suis arrivée à la communication, il existait des media training,
avec mise en situation télé et jeux de questions/réponses avec
un journaliste. Il s’agissait d’un vrai exercice médiatique… et j’ai
tout à fait délibérément cherché autre chose! J’avais l’intuition
qu’il fallait plus qu’un exercice, mais un vrai travail de fond
qui puisse servir toute une vie. C’était un pari, avec sa part de
risque. Mon enjeu était que tout le monde se sente à l’aise avec
cette nouvelle approche… et aussi avec des outils très concrets
– respiration, diction, préparation –, faciles à utiliser en toute
circonstance.

« Un travail de fond, qui puisse servir toute une vie »

QU’EST-CE-QUI VOUS A PLUS DANS L’APPROCHE D’ICIPROD?

La grande force de la formation, c’est la personnalité d’Isabelle
Censier (Sylvie Kohler n’est pas intervenue)! Isabelle identifie tout
de suite les problématiques, les freins et les attentes de chacun.
Avec bienveillance, exigence et un grand professionnalisme, elle
amène chacun à se découvrir et arrive à désarçonner même les
plus réticents. L’objectif étant, au final, de gagner en impact et
en efficacité à l’oral. Ce que j’aime aussi, c’est le côté fourmillant
des formations, la richesse et diversité des approches, mêlant
exercices et réflexion.

CONCRÈTEMENT, QUEL EST LE FORMAT?

La formation se déroule sur deux jours, en tout petits groupes
de deux à trois personnes. Elle a lieu en dehors du musée, l’idée
étant de créer une réelle rupture avec le quotidien. Au fil de
l’eau, j’ai compris quelles étaient les alchimies gagnantes dans la
constitution des groupes. La liberté de ton n’est bien sûr pas la
même si vous mélangez les niveaux hiérarchiques.

« Créer une rupture avec le quotidien »

ET APRÈS LA FORMATION?

Certains conservateurs sont désarçonnés, tous (ou presque)
sont reconnaissants et me le disent. Je suis d’ailleurs étonnée
de la façon dont mon rapport avec eux a changé à l’issue de
la formation. Plus de connivence, plus de complicité: les effets
“collatéraux” de la formation sont nombreux. Sans doute parce
que ces deux jours permettent des prises de conscience. Chacun
retient ce qu’il a envie de retenir, mais l’ancrage se fait en
profondeur… et avec des résultats concrets. Certains qui étaient
tétanisés devant une caméra prennent plaisir à prendre la parole.